Cette page essaye, tout en rectifiant certaines erreurs lues ou entendues, de préciser certains points de la carrière et de l'oeuvre de Ladislas Starewitch. Certaines erreurs sont factuelles et anecdotiques, d'autres plus importantes.

   ===> Une erreur factuelle dans notre biographie de L. Starewitch : à la page 182, il faut lire Charles Burguet et non Eurguet. Léona Béatrice et François Martin : Ladislas Starewitch (1882- 1965), le cinéma rend visibles les rêves de l'imagination, L'Harmattan, 2003, 484 pages, collection Champs visuels.ISBN : 2-7475-4733-7

===> Rectificatif : C'est bien le Maréchal Hindenburg qui méprisait Hitler en le nommant "le caporal" et non Guillaume II comme je l'ai dit lors d'une intervention à Dijon en avril 2015. Voir notre biographie : Léona Béatrice et François Martin : Ladislas Starewitch (1882-1965), le cinéma rend visibles les rêves de l'imagination, L'Harmattan, 2003, 484 pages, page 183.

   ===> Erreurs, omissions, confusions, anachronismes... Notre réaction est très vive au livre de Sébastien Roffat pour tout ce qui concerne Ladislas Starewitch. Sébastien Roffat : Histoire du dessin animé français entre 1936 et 1940, Une politique culturelle d'Etat, L'Harmattan,  2014, 356 pages. Les précisions...

   ==> Contrairement à ce qu’on lit parfois M. Xavier Kawa-Topor n’est pas producteur du film de Ladislas Starewitch Les Contes de l’horloge magique, 2003. Les trois co-producteurs de ce film sont, à parts égales, le Forum des images, Léona Béatrice Martin-Starewitch et Gebeka Films. Depuis 2013, Mme Léona Béatrice Martin-Starewitch est la seule ayant-droit de ce film. (août 2016)

   ===> Les ouvrages de François de la Bretèque , 2004, et de Sébastien Roffat , 2005, comportent des erreurs importantes comme une émission de France Culture diffusée au début de l'année 2007.

   ===> Trois autres livres comprennent des erreurs à propos de Ladislas Starewitch :

         Olivier COTTE : Il était une fois le dessin animé

         Philippe Moins : Les Maîtres de la pâte.

         Peter Lord & Brian Sibley : Wallace & Gromit, l’album de famille

 

 

 

Paru en 2001 le livre d’Olivier COTTE : Il était une fois le dessin animé, Dreamland, comprend les erreurs suivantes :

   L’auteur écrit (page 166) :

* que L. Starewitch s’installe définitivement à Paris en 1919.

En fait L. Starewitch arrive en France dans les derniers jours de l’année 1920.

* qu’après avoir fait colorier au pochoir Dans les Griffes de l’araignée " expérience malheureusement sans lendemain ", L. Starewitch a montré une " nette préférence pour le noir et blanc ".

En fait il existe une version coloriée de tous les films des années 1920, soit à nouveau coloriés au pochoir (La Voix du rossignol), soit par virage ou teintage voire les deux. Le premier film à n’être qu’en noir et blanc est La Petite Parade (1928) mais c’est le premier à être sonorisé, les films des années 1930 sont en noir et blanc et sonores. Dès la fin des années 1930 L. Starewitch se heurte à l’impossibilité de tourner son premier film en couleurs, il lui faut attendre 1949 et Fleur de fougère (1949).

Il est plus juste d’affirmer que L. Starewitch a eu un souci particulier de la couleur que d’affirmer qu’il a eu une " nette préférence pour le noir et blanc ".

* que Le Roman de Renard, avec la bande son de Vincent Scotto, est distribué sept ans après la réalisation des images.

En fait cette version française est distribuée en 1941 ; c’est une version allemande qui est distribuée en 1937.

* à propos du même film l’auteur évoque les " majestueux mouvements de caméra ".

En fait c’est exactement l’inverse : la caméra est toujours fixe et ce sont toutes les marionnettes et les décors qui bougent donnant cette impression de mouvement effectivement majestueux. Dans une même séquence des marionnettes de tailles différentes, pour un même personnage, sont utilisées. L’éclairage est aussi remarquable ne présentant aucune discontinuité.

* l’auteur évoque des marionnettes de " taille humaine " à propos de la photographie truquée de L. Starewitch entouré des marionnettes du Roman de Renard.

Nous avons déjà écrit que c’était une erreur et que la plus grande marionnette utilisée dans ce film mesure quatre-vingt centimètres.

* Le même titre est écrit avec deux orthographes différentes Le Roman de Renart, avec un t (p. 166) ou bien Le Roman de Renard avec un d (légende de la photographie p. 167). Pour quelle raison ?

* L’auteur mentionne Karol Marczak " ancien collaborateur de Starevitch à Paris " (p. 239).

Nous ne connaissons pas du tout Karol Marczak, pourtant nous avons lu toutes les archives de L. Starewitch. Nous cherchons des informations sur cette collaboration.

* On peut aussi s’étonner qu’un livre consacré au dessin animé évoque autant les ciné-marionnettes de L. Starewitch qui relèvent d’une autre technique. L. Starewitch a fait du dessin animé mais aucun de ses films réalisés avec cette technique n’a été conservé à ce jour. Un livre précédent du même éditeur consacré aux " maîtres de la pâte " (voir infra) évoquait aussi essentiellement les ciné-marionnettes. Elles sont vraiment incontournables et la présence de L. Starewitch dans ces livres nous réjouit mais cela dénote une certaine absence de rigueur d’autant que la même erreur (des marionnettes à taille humaine) est répétée dans les deux ouvrages.

 

 

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Philippe Moins : Les Maîtres de la pâte, Paris, Dreamland, 2001.

   Philippe Moins consacre dans ce livre une bonne place à Ladislas Starewitch qui n’a pourtant que très peu utilisé la pâte. Quelques erreurs se sont glissées dans le texte.

* L. Starewitch est polonais, pas russe, et son premier film d’animation a été réalisé à Kovno (actuellement Kaunas, Lituanie) en 1910 (pages 15 et 28).

* Les marionnettes du Roman de Renard n’ont pas taille humaine (p. 29 et photographie de la page 30.)

Cette photographie, extraite de la page 30 du livre, est truquée, les marionnettes étant agrandies par rapport à L. Starewitch lui-même. La plus grande marionnette présente sur ce document est celle du lion qui, dressée, mesure environ 80 centimètres.

 

 

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Peter Lord & Brian Sibley :Wallace & Gromit, l’album de famille, Paris, Hoebeke, 1999.

Ce livre consacre quelques pages aux pionniers du cinéma d’animation dont Ladislas Starewitch, notamment les pages 24-27. Ces pages comprennent certaines erreurs que voici :

- Ladislas Starewitch n’est pas né d’un « père polonais et d’une mère lituanienne » (p. 24), c’est l’inverse.

- On lit (p. 25) : « Entrepris en 1925, ce long métrage [Le Roman de Renard] est achevé cinq ans plus tard, mais ne rencontrera le public qu’en 1938. »

En fait ce film a été entrepris en 1929. Les images sont terminées au cours de l’année 1930 après 18 mois de travail. Ladislas Starewitch rencontre ensuite d’énormes difficultés pour faire sonoriser ce film qui est distribué en version allemande en 1937 et en version française en 1941.

- A la même page il est écrit : « Starewitch mêle action réelle et animation de poupée dans Fétiche Mascotte. » Il y a bien dans ce film un préambule et une conclusion réalisés avec des acteurs réels, mais Starewitch ne mêle pas acteur réel et marionnette animée sur la même image, ce qu’il réalise dans d’autres films, par exemple : La Petite Chanteuse des rues, 1924.

 

 

 

F. MARTIN

 

 

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