Dans l’émission « HISTOIRE DE… », diffusée le mercredi 13 décembre 2006, de 13h30 à 13h50 dans le cadre d’une Histoire du cinéma d'animation 13/20 sur France Culture par Laurent Valière réalisée par Vincent Abouchar dans l’épisode intitulé De Jrni Trnka à Tim Burton, les marionnettes tchèques traversent l’Atlantique Ladislas Starewitch a été brièvement évoqué.

 

   Voici l’extrait de l’émission concernant Ladislas Starewitch :

   « Avant la guerre (la Seconde Guerre mondiale) la production de films d’animation était quasiment nulle à l’Est. Quelques films en Russie dont un signé Ladislas Starewitch à partir de fourmis mortes, les spectateurs quant ils l’ont vu ont carrément cru qu’il les avait dressées. Starewitch, un réalisateur apprécié à l’époque tsariste, qui trouvera refuge à la Révolution en France où il réalise un film célèbre avec des marionnettes d’animaux de taille humaine Le Roman de renard. »

   Le site de cette émission :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/histoirede/fiche.php?diffusion_id=46784

 

   Notre commentaire :

   Outre que l’auteur de ce texte est libre de ne pas donner à L. Starewitch la place qu’il mérite dans l’histoire du cinéma d’animation, alors que ses films sont à nouveau visibles depuis plusieurs lustres, il est faux de dire que Starewitch a utilisé des « fourmis mortes » comme d’affirmer que les marionnettes du Roman de Renard ont une taille humaine.

   Les fourmis utilisées pour le film tourné en 1911 « La Cigale et la fourmi » sont, pour certaines conservées encore aujourd’hui. Ce sont des marionnettes créées de toutes pièces mesurant huit centimètres de haut et animées image par image. Si Laurent Valière pense au film Lucanus Cervus réalisé en 1910, L . Starewitch utilise des scarabées spécialement préparés pour ce tournage.(voir notre biographie : Ladislas Starewitch, 1882-1965, le cinéma rend visible les rêves de l’imagination, L’Harmattan, 2003, notamment la page 432 où L. Starewitch lui-même évoque ce tournage en 1910.

   Pour ce qui concerne ces marionnettes « de taille humaine », c’est toujours la même photographie truquée réalisée par L. Starewitch lui-même dans laquelle il a agrandi la marionnette du lion pour la rendre aussi grande que lui-même et Irène qui provoque cette erreur. En fait cette marionnette, exposée plusieurs fois depuis une bonne quinzaine d’année, ne mesure que quatre-vingts centimètres.

François Martin, février 2007.

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